Informations sur le Bilan de Compétences

De quoi s’agit-il ?

Le bilan de compétences vous propose de faire le point sur votre expérience professionnelle, d’identifier vos compétences, de connaitre vos points forts,
de formuler un projet professionnel réaliste et réalisable et de le mettre en place.

Parmi les outils de développement de carrière dont disposent les salariés, le bilan de compétences est probablement l'outil le plus polyvalent parce qu'il permet de répondre à des situations et des besoins professionnels variés. Il est devenu un outil primordial pour l’orientation et la formation de chacun.

Pourquoi s’engager dans un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences constitue, dans un parcours, un moment privilégié pour :

  • Faire le point sur ses aptitudes, potentiels et motivations personnelles et professionnelles.
  • Se positionner dans son environnement professionnel et sur le marché de l’emploi.
  • Pour définir un projet professionnel cohérent et réaliste et déterminer ses besoins en formation.

Qui est concerné ?

Le bilan de compétences est une démarche personnelle et volontaire qui permet à chacun, sans condition de niveau scolaire, d’âge ou de statut, d’élaborer un projet professionnel réaliste.

Les salariés sous CDI comme les salariés en CDD ou les intérimaires y ont droit mais les conditions à remplir pour pouvoir en bénéficier sont différentes dans chaque cas.

  • Les salariés en CDI justifiant d’au moins 5 ans (consécutifs ou non) d’activité salariée, quelle qu'ait été la nature des contrats de travail successifs, dont 12 mois dans l’entreprise actuelle,
  • Les salariés en CDD comptant 24 mois (consécutifs ou non) d’activité salariée, dont 4 mois (consécutifs ou non) au cours des 12 derniers mois civils.

Qui prend en charge le congé bilan de compétences ?

1- Dans le cadre du plan de formation de l'entreprise :

Dans le cadre du plan de formation, l'accès au bilan de compétences peut se faire à l'initiative de l'employeur, avec l'accord du salarié. Il peut aussi être demandé par le salarié lui-même, soit dans le cadre du recueil des besoins en formation, soit dans le cadre de l'entretien annuel. Sa réalisation fait l'objet d'une convention tripartite signée par l'employeur, le salarié et l'organisme prestataire de bilan. La convention vise à clarifier les modalités de réalisation du bilan et les objectifs visés. Pendant le bilan, le salarié conserve sa rémunération et sa protection sociale habituelles. Le financement du bilan de compétences est à la charge de l'employeur qui l'impute sur son budget « plan de formation ».

2- Dans le cadre d'un DIF (Droit Individuel à la Formation) :

Dans la cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF), la demande se fait à l'initiative du salarié avec l'accord de l'employeur, sous réserve que cette possibilité soit ouverte par un accord collectif ou que l'action s'engage suite à un licenciement.

Si vous avez au moins un an d'ancienneté dans votre entreprise, vous pouvez donc faire une demande de DIF pour réaliser un bilan de compétences. Son financement est pris en charge par l'employeur.

En cas de licenciement, le Code du travail prévoit explicitement que le salarié peut mobiliser la portabilité du DIF pour financer tout ou partie d'un bilan de compétences.

3 - Dans le cadre du congé bilan de compétences :

Le congé de bilan de compétences est fait pour répondre à l'initiative du salarié qui, pour des raisons qui lui sont propres, souhaitent faire un bilan de compétences.

Le salarié en CDI justifiant d'au moins cinq années d'activité salariée dont 12 mois dans l'entreprise, peut en effet demander une autorisation d'absence d'une durée maximale de 24 heures à son employeur pour réaliser un bilan. Le financement du bilan de compétences est alors pris en charge par l'OPACIF (Organisme Paritaire Collecteur agréé au titre du CIF).

Pour les salariés en CDD, le congé de bilan de compétences est possible si le salarié peut justifier de 24 mois consécutifs ou non d'activité salariale, quelle qu'ait été la nature des contrats successifs chez un ou plusieurs employeurs, au cours des 5 dernières années, dont 4 mois, consécutifs ou non, sous contrat de travail à durée déterminée, au cours des 12 derniers mois.